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Presse

 

Les Américains encore mal à l'aise devant l'homosexualité

Une majorité d'Américains soutiennent le mariage entre personnes de même sexe mais cela ne veut pas dire qu'ils sont forcément à l'aise lorsque ces derniers affichent leur affection, selon une étude parue jeudi.

Des sociologues de l'Université de l'Indiana ont demandé à plus de 1000 personnes ce qu'elles ressentaient en voyant des couples se tenir par la main ou s'embrasser dans un parc. Quelque 97% des répondants, hétérosexuels, ont répliqué qu'ils ne voyaient pas d'inconvénient à voir des couples de sexes opposés se tenir par la main en public, contre seulement 62% face à un couple gay faisant la même chose. Le mariage entre personnes de même sexe est désormais légal dans 33 États américains sur 50, ainsi que dans la capitale fédérale Washington. Chose surprenante toutefois: 45% des sondés gays estiment acceptable qu'un couple hétérosexuel s'embrasser sur la bouche en public, mais seulement 39% pour un couple d'hommes.

 

Une réforme jugée discriminatoire

Enlever le droit aux homosexuels d’être financés pour leurs démarches en clinique de fertilité serait un retour en arrière inacceptable et discriminatoire, clament des parents gais comblés.

«Ce qui me fâche, c’est que ça laisse sous-entendre qu’on n’est pas des bons parents, alors que c’est une décision mûrie», explique Mélanie Desjardins, pendant que sa petite puce de 4 mois gazouille, à l’autre bout du fil.

Même si le ministre de la Santé Gaétan Barrette n’a pas voulu confirmer les rumeurs, tout porte à croire que la réforme du programme de procréation assistée limiterait le remboursement des démarches aux couples médicalement infertiles, selon Radio-Canada. Cela exclurait donc les couples homosexuels et les femmes célibataires, notamment.

 

Comment et pourquoi naissent les quartiers gays ?

Pourquoi avoir choisi de comparer le Marais et le Village de Montréal, et non, par exemple le quartier de Castro à San Francisco?

Colin Giraud – Je souhaitais comparer le Marais à un cas nord-américain parce que les formes et les significations des “quartiers gays” y sont un peu différentes. L’urbanisation nord-américaine produit des rapports au quartier différents, et le rattachement de ces quartiers à des groupes sociaux ou ethniques spécifiques y est plus net en même temps que mieux accepté.  À Montréal, on a davantage affaire à un quartier gay plus clairement “communautaire” qu’à Paris mais l’idée même de communauté y prend un sens moins négatif qu’en France : le “quartier gay” est en fait mieux accepté et les enquêtés sont moins réticents à se définir comme membres d’une communauté gay, qui désigne alors des liens sociaux, des ressources et des solidarités collectives. De manière générale, cette comparaison montre que l’existence d’un “quartier gay” prend des significations et des formes différentes en France et en Amérique du Nord. Le cas de Montréal avait par ailleurs moins été étudié que d’autres grandes villes aux Etats-Unis comme San Francisco ou New York. “Castro” a déjà été beaucoup étudié au début des années 80.

  L'Église assouplit sa doctrine concernant les homosexuels

Le Vatican estime dans un document présenté lundi, à mi-parcours du synode sur la famille, que les homosexuels « ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne », signe d'un changement de ton notable, même si l'Église ne revient pas sur sa condamnation des actes homosexuels et sur son opposition au mariage entre conjoints du même sexe. Sans surprise, les organisations catholiques de défense des droits des homosexuels ont salué un progrès et les groupes conservateurs ont crié à la trahison des valeurs traditionnelles de la famille.

Dans le document « La Relatio post disceptationem », présenté dans la matinée par le cardinal Peter Erdö, rapporteur général de l'assemblée, il est dit que « la question homosexuelle se présente comme un défi éducatif important » aux yeux de l'Église catholique.